Publié dans Editorial

Quid du taux de participation ?

Publié le dimanche, 02 juin 2024


La baisse significative du taux de participation des dernières législatives fait débat. On se rend la balle. A qui la faute ?
En effet, selon certaines indications, le taux de participation provisoire du récent vote peine à atteindre les 50 %. Ce qui traduit un taux d’abstention élevé et un désintéressement notable !
Le taux de participation lors d’un scrutin est un baromètre qui ne trompe pas. Un taux de participation élevé, à plus de 50 %, signifie un certain engouement ou enthousiasme des citoyens et rend fier le régime en place quand il y trouve son compte. Tandis qu’un taux visiblement inférieur à la moyenne inquiète non seulement les tenants du pouvoir, mais aussi les observateurs.
Plusieurs facteurs entrent en lice pour tenter d’éclaircir ce phénomène social précis. On dit que le taux de participation à une élection est bas lorsqu’il descend en dessous de 50 %. En fait, un taux de participation inférieur à 50 %  remet en cause la validité du scrutin et surtout la crédibilité sinon la légitimité vis-à-vis de l’opinion du ou des gagnants au vote. Le taux de participation est toujours une hantise de tout régime surtout quand il est en ballotage par rapport aux forces en présence du fait qu’il pourrait exprimer autrement un rejet de la chose politique ou du régime en place tout court. La méfiance que certaine frange de l’opinion ressent vis-à-vis des organes d’Etat, CENI et HCC, qui supervisent les élections à Madagasikara pèse sur l’enthousiasme à aller rejoindre le bureau de vote.
Un bas taux de participation sinon un taux d’abstention élevé peut être perçu comme un revers de la démocratie. Qu’on le veuille ou non, il exprime la liberté individuelle que chaque citoyen est en droit de le faire valoir. Toute chose a son côté positif et également son côté négatif. Toute médaille a une  face, le bon côté, et une pile, le mauvais côté ou revers. La vie est ainsi faite ! La démocratie malgré ses vertus que l’on cite en louange en toute circonstance porte en elle ses défauts, ses faiblesses. En vertu de la liberté individuelle garantie par la démocratie, on ne peut sinon on ne doit pas obliger les concitoyens à aller voter, de faire pression aux gens à s’acquitter de son devoir civique. On ne peut pas ou on ne doit pas en vouloir à la liberté individuelle. Le vote est l’expression libre de la volonté de tout citoyen. Dans un sens comme dans un autre, la démocratie, elle-même, est l’ennemie de la démocratie ! La pratique délétère dans tout régime de dictature socialiste ou communiste qui dicte au peuple la conduite à tenir lors du vote est à bannir. Et le taux de participation atteint les 100  % et les voix obtenues, 100 %. C’est un schéma classique honteux et ridicule propre aux pays de la dictature.
Le faible taux de participation ou le taux élevé de l’abstention accuse la défaillance de certains membres de la société civile dévoués à l’éducation civique des concitoyens dont ils ont bénéficié des soutiens financiers conséquents de l’extérieur. Des fois, ils sont plutôt obnubilés par les choses de la politique.
Quid du faible taux de participation ? A chacun de reconnaître sa responsabilité !
Ndrianaivo

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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